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Témoignages

Light-ryuk80

« La phobie sociale a eu un impact énorme sur ma vie. Elle m’a bloqué dans beaucoup de choses. Avec le temps, j’ai perdu beaucoup d’amis, et aujourd’hui je me retrouve très seul. Cette solitude est devenue pesante, et c’est quelque chose contre lequel je me bats encore.

Elle m’a aussi posé de gros problèmes au niveau professionnel. Je n’ai jamais réussi à trouver le courage de chercher un travail ou simplement d’oser aller vers les autres. Parler à quelqu’un, passer un entretien… tout ça peut sembler banal, mais pour moi, c’est extrêmement difficile.

La phobie sociale, c’est un peu comme vivre dans une prison. On n’a ni le courage ni l’envie de sortir, même pour des choses simples comme aller à une fête ou à un anniversaire en famille. Tout devient source d’angoisse.

Mais depuis que j’ai rejoint le forum, les choses ont commencé à changer. J’y ai trouvé du soutien, des témoignages dans lesquels je me reconnais, et surtout des personnes qui comprennent vraiment ce que je vis. C’est la première fois que je me sens autant compris.

Le serveur Discord m’aide énormément aussi. J’y ai trouvé une vraie entraide, des échanges sincères, et même des débuts d’amitiés. Ça m’a aidé à sortir un peu de ma solitude.

Grâce à eux, j’ai même repris des démarches pour essayer de trouver un travail. Je me sens soutenu, encouragé, et ça fait une vraie différence.

Je recommande vraiment à toute personne qui souffre de solitude ou de phobie sociale d’y faire un tour. Pour moi, ça a été une aide précieuse, et ça continue de m’aider à avancer. »

Etienne

« Bonjour,

Je m’appelle Etienne, c’est un pseudonyme, j’ai la quarantaine, j’habite dans une ville moyenne de Province, et je souffre de phobie sociale et autres pathologies psychologiques liées à la phobie sociale depuis mes 18 ans, peut être même avant, je pense que je me sentais différent, dès l’âge de 9 ans, comme tous les enfants on va dire, mais je voyais bien que j’avais pas les mêmes « capacités » de relations sociales que les autres, que mes camarades.

J’étais tourné vers tout ce qui est monde intellectuel et imaginaire, j’étais perçu comme l’intello donc de la classe jusque mes 18 ans, j’étais assez harcelé à cause de ça à l’école et nullement soutenu par les professeurs sur ce sujet.

Arrivé à mes 16 ans j’ai développé peu à peu la peur de rougir, l’éreutophobie, qui a eu son paroxysme à 18 ans, au point que j’ai cessé ma première année de fac !

Moi qui était l’intello, promis par les profs et mes parents fiers à un « bel avenir » professionnel, j’avais honte de moi, peur des autres, peur de l’humiliation, pas seulement de rougir, d’être regardé, jugé, agressé.

Il faut dire que outre le harcèlement scolaire j’étais chétif et petit très longtemps, ce n’est plus le cas aujourd’hui, et je me faisais agresser dans la rue aussi à cause de ça, je donnais une apparence trop faible fragile.

En plus de ça un traumatisme familial très grave a perturbé mon enfance et toute ma vie, je ne souhaite pas en dire plus à ce sujet.

Bref, j’ai développé un comportement d’évitement total allant jusque l’agoraphobie, la peur de sortir, de me faire agresser ou humilier, la peur de parler aux gens tout simplement, et j’ai donc raté mes études à cause de ça, moi qui les aimais.

J’ai vu un psychiatre à cet âge là, 18 ans, mais il m’a peu soutenu , c’est le sentiment que j’ai en tout les cas.

Arrivé à 24 ans je n’avais toujours pas travaillé, c’est un médecin généraliste qui m’a prescrit du deroxat, et au début j’ai eu des effets secondaires importants, confusion, nausée, les premiers jours, mais ça a passé, et ça m’a donné confiance en moi au point d’arriver à travailler durant cinq ans de suite.

Cependant donc ça n’a pas duré, à 29 ans j’ai replongé, je sais pas si c’est l’épuisement du médicament ou pas, je veux dire l’accoutumance au médicament.

J’ai du retourner vivre chez mes parents et ça a été un enfer : j’ai bu beaucoup d’alcool, que je mélangeais avec beaucoup de médicaments, des anxiolytiques surtout, des fois je dormais à cause de ça huit heures dans la journée de suite.

Ce qui m’a permis de tenir est l’amour maternel et celui d’un chat. Je sais ça peut faire sourire pour le chat.

Aujourd’hui je suis totalement sevré niveau alcool et abus de médicaments, mais j’ai toujours une forte addiction, car je fumais aussi, j’ai arrêté le tabac mais je vapote beaucoup, ce qui n’est pas bon pour la santé.

Je suis suivi par des professionnels du cmp donc , depuis huit ans, même si mon suivi psy n’a jamais cessé depuis mes 18 ans et mes 29 ans, vous voyez les périodes auxquelles je fais allusion, c’est à dire 18/24 ans et 29/ans jusque aujourd’hui.

Je considère le suivi très bon, mais je ne suis pas guéri, je suis toujours agoraphobe et j’ai plein de phobies sociales, dont l’évitement.

Je me réfugie dans les choses intellectuelles et la création de mondes imaginaires, comme je le faisais enfant et ado, je m’en rends compte en écrivant ce témoignage.

On dit que les personnes souffrant de pathologie psy ont 15 ans de moins d’espérance de vie, ça me fait peur, je suis hypocondriaque également, mais je garde l’espoir grace à mon suivi par les professionnels et j’ai une confiance en moi une estime de moi niveau intellectuel, surtout au niveau créativité que n’ont peut être pas hélas les autres phobiques sociaux.

Mais pour rebondir professionnellement, à mon âge, je vois mal les débouchés, à vrai dire j’attends que mon aah soit renouvelée, pour me lancer sur un site présentant mes mondes imaginaires, je n’ai aucune idée si ça peut marcher ou non, si l’ia aura tué ce domaine ou non ; si le seo google marchera toujours ou pas.

Néanmoins je m’accroche à cet espoir et à celui de me dire que , comme chaque année, à la rentrée, j’essaierai de m’inscrire à des clubs de loisirs et d’activité, voire sportifs.

Voilà pour ma contribution, mon témoignage, j’espère qu’il laisse un peu de place à l’espoir, et qu’il n’est pas trop pessimiste, mais il reflète bien la façon dont je vois les choses.

Je souhaite beaucoup de courage aux personnes souffrant des mêmes pathologies, je leur dis de pas hésiter à consulter, de parler, même juste un petit peu au début, on n’est pas obligé de tout dire, mais se délester d’un peu de poids.

J’aimerais aussi que la société prenne mieux en compte en amont et en aval ces pathologies de santé mentale en général, mais sur ce point je suis plutôt enclin au pessimisme, car ça reste tabou, on croit qu’on est faible, qu’on manque de volonté, les gens nous jugent facilement !

Bonne journée quand même à toutes et à tous. »

 

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